Le Sanja Matsuri

Du 18 au 20 mai 2018 se déroulait au Japon le Sanja Matsuri, une fête autrement appelée « La fête des Yakusas » étant donné que durant la fête se déroulant le troisième week-end de Mai, les Yakusas sont de sortie, se déplaçant à découvert sans pour autant être inquiétés par la police. Toutefois, on ne parle pas d’un simple festival lambda, mais bien d’un des plus grands festivals du pays, le troisième plus grand festival tokyoïte.

Mais savoir ceci ne nous avance guère à grand-chose, à ce compte là je pourrais aussi parler du fait que le festival de cette année s’est passé sous un soleil radieux (ce que je viens indirectement de faire, finalement). Ce qui est réellement intéressant, c’est de remonter aux origines de ce festival. Comme le Hana Matsuri dont j’ai parlé il y a quelques temps, le Sanja Matsuri est une fête religieuse bouddhiste.

Au VIIe siècle, deux frères pêcheurs ont remonté dans leur filet une statuette de la Déesse de la Miséricorde, autrement la déesse Kannon. Un homme riche les a alors appelés à se convertir au bouddhisme, et les trois hommes ont ainsi dédié le reste de leur vie à la foi religieuse bouddhiste, dédiant même un petit temple à la statuette. Il s’agit actuellement du temple le plus ancien de tout Tokyo, connu sous le nom de Senso-ji, où vous pourrez retrouver la fameuse statuette de Kannon.

Célébrée à Asakusa, un quartier populaire de la capitale Tokyo, cette zone devient particulièrement animée durant les trois jours de festival. Ce dernier commence réellement le jeudi, où une importante cérémonie religieuse a lieu, et où un prêtre de Asakusa déplace à l’aide d’un rituel les kamis de leur temple vers les mikoshis, des petites représentations des versions du temple de Asakusa joliment décorées, où les kamis résideront pour la durée du festival.

Le vendredi, le festival commence après le Grand Défilé, où le cortège des mikoshis descend la rue Yanagi vers le sanctuaire Asakusa. Tous les participants du festival paradent alors dans des costumes, en tant que danseurs, artistes, musiciens…

Le jour suivant, le samedi, environ cent mikoshis des 44 quartiers de Asakusa se réunissent et paradent pour montrer leur respect à Kannon. Une fois ceci fait, les misoshis sont amenés au sanctuaire Asakusa où ils sont purifiés pour l’année qui arrive. Une fois ceci fait, les mikoshis partent défiler dans différents quartiers.

Le dimanche, dernier jour, est le gros du festival puisqu’il compte les événements les plus importants du Sanja Matsuri. Le cortège des trois mikoshis abritant les kamis laissés au sanctuaire Asakusa commence sa marche vers Nakamise-dori. Finalement, les mikoshis se séparent pour que les kamis puissent aller visiter les autres quartiers de Asakusa, les 44 quartiers, auxquels ils accordent leur bénédiction. Lorsque le voile de la nuit fini par s’étendre sur la ville, les kamis retrouvent leur chemin vers le sanctuaire d’Asakusa, et ainsi se conclut le festival de Sanja Matsuri, qui se recommencera comme chaque année, le troisième week end de l’an prochain.

 

Sources :

blog.gaijinpot.com

vivrelejapon.fr

japan365days.com

nihonbox.fr

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