Fireworks

Bonjour mes poussins.

 

Nous avons eu le plaisir de regarder au cinéma, dans une salle de Chartres tranquillement comme à la maison, le dit film « Fireworks ».

Nous vous rappelons, très chers lecteurs, que l’avis donné ici est bien sûr personnel et que nous vous conseillons d’aller le voir par vous-même.

Fireworks est l’œuvre de Shunji Iwai et réalisé par Akiyuki Shinbo ainsi que Noboyuki Takeuchi par les studios SHAFT. Le même studio qui a produit la série « Monogatari ». Les ressemblances au niveau du design sont même flagrantes.

Malgré la bande-annonce qui a circulé sur la toile, ne vous attendez pas à un film sur le même principe que « Your name » ou « A Silent Voice ». L’accent n’est pas porté sur les sentiments. Vous ne ressentirez pas vos boyaux se tordre à cause de ce tsunami de sentiments. Vous n’aurez pas la petite larme qui coule à cause de la poussière…. Nan, nan du tout. Par contre c’est une œuvre filmographique qui est à prendre dans le sens philosophique du terme.

Vous devrez en comprendre la pensée et les enjeux mis en avant dans cette histoire.

 

Les graphismes sont de très bonne qualité et sont visuellement agréables à regarder. Nous noterons tout de même qu’il y a certains passages où les personnages ont été fait en 3D, ce qui jure un peu avec le design général…

 

>>Attention spoil<<

Ce qui suivra est susceptible de vous spoiler un minimum les miches.

 

L’histoire présente Norimichi le protagoniste masculin principal et Nizuna le protagoniste féminin.

Petit cliché, ils forment un triangle amoureux avec l’ami de Norimichi, Yûsuke, qui ressemble beaucoup à Koyomi Araragi dans « Monogatari Series ».

 

//Première partie//

 

Tout au long du film nous remarquons que tous les personnages aiment faire des paris. Un attrait propre aux enfants de leur âge. Entre autre, Nizuna fait le pari avec les deux autres jeunes garçons que sa victoire, à une course de natation, lui donnera le droit de demander ce qu’elle veut à ceux-ci.

Ceci était un stratagème pour inviter le meilleur des deux à aller voir les feux d’artifices avec elle.

Malheureusement, Norimichi se blesse dans la piscine et c’est finalement Yûsuke qui gagne. Cependant, ce dernier n’ira pas voir la gente demoiselle et lui mettra un plan du futur. C’est Norimichi qui va tomber sur elle en allant soigner sa blessure. Il comprendra alors qu’elle est en train de fuguer. Elle lui déclare également que c’est avec lui qu’elle voulait aller aux feux d’artifices et qu’elle s’attendait à ce qu’il gagne. Lorsque sa mère la rattrape il se demande alors qu’elle aurait été la situation de Nizuna si c’était lui qui avait gagné. Dans sa colère il lance la « bille » que Nizuna vient de faire tomber et qu’elle avait trouvé dans la mer plus tôt dans la journée.

 

Nous préciserons que « et si », en japonais se traduit par « moshimo ». Hors la ville où se passe l’histoire se nomme Moshimo, et sur l’affiche où le protagoniste lance la bille il y a également écrit moshimo.

 

//Conclusion n°1//

 

L’auteur met en avant que tout ne tient qu’à un fil qui se découpe en plusieurs fragments en fonction des choix que l’on fait ou de nos actions.

L’expression « avec des si … on refait le monde » prend tout son sens ici, surtout que c’est l’élément déclencheur qui ramènera nos héros au moment de la course de natation.

 

//Deuxième partie//

 

Dans cette partie du film, certains détails apportés dans la première changent. Norimichi gagne la course, il arrive chez lui avant Yûsuke, et à la place de discuter avec Nizuna devant l’hôpital, ils discutent à la gare.

Cependant, Yûsuke entrevoit le couple et la mère arrive tout de même à retrouver sa fille à la gare et à la ramener.

Norimichi, après avoir été frappé par le beau-père de Nizuna en voulant la protéger, lance de nouveau la bille…. En se demandant ce qu’il se serait passé s’il avait pris le train avec Nizuna.

 

//Conclusion n°2//

 

Quoiqu’il arrive, la mère de Nizuna finit par la retrouver et à la ramener chez elle. Le temps que passe ensemble les deux protagonistes est plus ou moins court et ils prennent plus de temps à courir partout qu’à passer un moment ensemble.

Nous noterons que les producteurs apprécient beaucoup le jeu de regard. Ils essaient de faire passer les liens entre les personnages par une connexion visuelle.

 

 

//Troisième partie//

 

Les protagonistes reviennent au moment où ils sont à la gare et parviennent à prendre le train. Il s’avère que Norimichi se rappelle de toutes ses tentatives mais pas Nizuna. Il est le seul à en être conscient.

On apprend que la mère de Nizuna a trompé son premier mari avec le père de Nizuna.

Comme à l’instar de sa mère qui a fait une fugue amoureuse, elle considère la sienne comme telle et non pas comme une vulgaire fugue infantile.

Alors qu’elle explique à Norimichi qu’elle veut qu’ils partent tous les deux pour Tôkyo où elle se fera passer pour une jeune fille de 16 ans pour travailler dans un bar ou en tant qu’hôtesse, Yûsuke les voit par la fenêtre du train et sa mère les poursuit en voiture.

 

//Conclusion n°3//

 

Quoiqu’il arrive, Yûsuke les voit ensemble et sa mère les poursuit. Ce simple fait ne semble en tout cas pas changer.

En quelque sorte Nizuna voudrait, rien qu’aujourd’hui, passer un moment tous les deux, mais il semblerait que tout va à leur encontre pour qu’ils soient séparés.

 

//Quatrième partie-Conclusion n°4//

 

Norimichi a encore relancé la bille, cette fois-ci encore ils tombent nez-à-nez avec Yûsuke et la mère de Nizuna. Ils s‘enfuient tous deux, comme des amants qui fuient leur incollable destin jusqu’au phare Moshimo.

Ce qu’on en retient de cette partie, c’est que « l’amour » que les deux personnages se portent, leur relation, représente la forme la plus pure qu’ils peuvent ressentir. L’important c’est d’être ensemble, quoiqu’il se passe. De passer même le plus infime moment ensemble et en profiter. Qu’il faut saisir toutes les opportunités à pleine main afin de ne pas manquer la meilleure des possibilités. Cette image est mise en avant par Norimichi tombant dans le vide et attrapant à la voler la bille qui représente « l’arbre des possibles ».

 

J’espère que ce post assez long par rapport à d’habitude vous aura plus et vous aura donné un autre regard sur « Fireworks ».

Dites-nous en commentaire ce que vous en pensez.

 

images prises sur: goboiano.com
attackongeek.com
theguardian.com
dca.org.uk
parismatch.com
animeuknews.net
allocine.fr
Rédigé par J.LABE

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